Dans les industries manufacturières, le régime ne dépend pas seulement du produit fabriqué. Il dépend aussi du procédé : transformation alimentaire, assemblage mécanique, fabrication chimique, traitement de surface, recyclage, conditionnement, réparation industrielle ou production de matériaux.
Le premier risque est de déclarer une « fabrication » trop large. Une société qui fabrique, stocke, conditionne, installe, répare et vend ses produits n’exerce pas une seule opération. Chaque activité accessoire doit être isolée si elle modifie le local, les pièces, les obligations sanitaires, environnementales ou techniques.
Le décret n°2018-417 et le décret présidentiel n°2022-317 imposent une vérification à jour du régime applicable. Certaines activités industrielles restent sensibles : produits chimiques, pesticides, explosifs, armes, tabac, déchets dangereux, produits pharmaceutiques, gaz industriels ou matériaux à fort impact environnemental. Avant dépôt, il faut contrôler l’autorisation préalable en Tunisie avant dépôt lorsque l’activité relève d’un accord administratif, d’un agrément ou d’un contrôle sectoriel.
Les cahiers des charges doivent aussi être traités comme un vrai filtre. L’arrêté du 19 janvier 2024 sur le concassage et le criblage des matériaux de construction montre qu’une ancienne logique d’autorisation peut être remplacée ou précisée par des conditions écrites. Pour les déchets non dangereux, recyclage, collecte, transport, stockage ou valorisation, la vérification passe notamment par les cahiers des charges en Tunisie par ministère.
L’objet social doit donc suivre la chaîne réelle : matière utilisée, transformation, produit obtenu, atelier, stockage, déchets, vente accessoire et maintenance éventuelle. Un atelier textile ne se rédige pas comme une usine chimique. Une unité de recyclage ne se rédige pas comme une simple fabrication plastique. Le dossier RNE doit refléter cette distinction : activité principale, activités accessoires, site, équipements, régime applicable et pièces sectorielles.